Attention aux détecteurs de fumée non conformes

Publié par Stéphanie le 21 août 2014 dans Actualité

Des détecteurs de fumée non conformes ont été rappelés par les fabricants et retirés de la commercialisation. En effet, les dangers liés à la défection d’un tel appareil sont nombreux ; leur bon fonctionnement ne doit donc pas être pris à la légère.

Comment faire la différence entre un produit conforme et un produit non conforme ?

Un détecteur de fuméeUn détecteur de fumée doit être conforme à la norme européenne harmonisée NF EN 14604. Cette conformité est indiquée sur l’emballage du produit. Celui-ci peut alors détecter un incendie dès les premières productions de fumée et émettre un signal sonore capable de réveiller une personne endormie. Si les occupants du logement sont sourds, un modèle avec un signal vibrant et lumineux doit être privilégié. Le modèle doit également émettre un signal différent quand sa batterie est déchargée.

 

Ainsi, le détecteur de fumée est un appareil qui répond à des caractéristiques précises. Il ne doit pas présenter de défaut de fabrication comme une sensibilité insuffisante, une puissance acoustique faible, un déclanchement du signal retardé ou encore la non prise en compte de certains types d’incendie. Le cas échéant, le produit ne doit pas être utilisé.

A noter : les détecteurs utilisant l’ionisation sont interdits car ils sont radioactifs.

Quelques détecteurs de fumée rappelés

Récemment, quelques détecteurs de fumée ont été rappelés par leur fabricant ou par arrêté préfectoral. Il s’agit du détecteur de marque Fare SHD, référence « Vesta », portant le numéro de lot BC0513093 ; du détecteur de marque Vigilens, référence KD 101LD, numéro de lot 09/2008 KDH090227/A/SB-2606612/SB-2603642 et du détecteur de marque Tresice, référence KT-S01 sur les emballages et JB-S01 sur le produit.

 

La DGCCRF recommande à tous ceux qui ont acheté l’un de ces produits de le ramener en magasin. En effet, leurs utilisateurs sont exposés à un « danger grave et immédiat » en cas d’incendie, puisqu’ils ne seront pas avertis efficacement. Ils ne pourront donc pas toujours maîtriser le début d’incendie ou s’enfuir à temps. De plus, le détecteur de fumée non conforme procure aux habitants un faux sentiment de sécurité, susceptible d’entraver leur vigilance. La DGCCRF explique mettre en oeuvre un plan de contrôle des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF), afin que seuls des produits de confiance soient commercialisés.

Législation des détecteurs de fumée

La loi de prévention contre les risques d’incendie adoptée en mars 2010 impose aux propriétaires d’immeubles d’habitation, qu’ils soient occupants ou bailleurs, l’installation de détecteurs de fumée dans le logement avant le 8 mars 2015. Le nombre de détecteurs doit être adapté à la taille du logement. Notons que dans tous les cas, un DAAF sera installé dans l’espace de passage qui mène aux chambres. Le produit devra être fixé à proximité du point le plus haut, loin des murs et de toute source de fumée ou de vapeur.

 

Les occupants devront fournir à leur assureur habitation, qui les couvre notamment contre le risque d’incendie, une attestation. L’absence ou la non conformité de l’installation pourra entraîner un refus d’assurance suite à un sinistre. Ainsi, pour des raisons de sécurité comme pour des raisons économiques, bien choisir son DAAF est indispensable.

A noter : les locataires prendront le soin de vérifier, au moment de l’état des lieux d’entrée, la présence et le bon fonctionnement du DAAF.

 

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